La Femme [interview]

Perfectos et cheveux bleus (pour Marlon), La Femme arrive sur le festival et on aurait du mal à les manquer. Un peu fatigués par la tournée, ils prennent le temps de siroter un petit jus face aux Magic Mirrors et on en profite pour essayer (succès relatif) d’en savoir un peu plus sur le groupe inclassable du moment. L’album Psycho tropical Berlin sorti il y a deux semaines à peine, La Femme débarque à l’Antipode pour une carte blanche à sa mesure. Nous voilà parti pour une discussion qui nous emmènera souvent très loin, de Katmandou à San Francisco, de Biarritz à Goa en passant par Berlin. On parlera de Denisot, de Nabila, de peinture, de Britney Spears et de Daft Punk en essayant de ne pas oublier de parler d’eux… et de musique ! Se disant « drogués à l’amour » et souvent proches de l’overdose, c’est à 6 que La Femme vient à Rennes. Leur seul objectif ?  Que les gens se marrent et ça semble plutôt bien parti.

Si, depuis les débuts, leur environnement a changé et s »ils n’enregistrent plus (ou presque) sur Garageband, La Femme prend le succès du moment avec une grande simplicité. À défaut de parfois savoir trouver les mots, ils auront au moins su garder leur fraicheur.

Quand on évoque la scène Punk du début, ils regrettent que les gens soient moins funs, « qu’on ne puisse plus comme à une époque jeter de la farine sur le public ». La Femme aime le bordel.

Bien que l’interview soit strictement masculin, La Femme c’est pas qu’une histoire de mecs. Ils revendiquent une forte part de féminité dans l’esthétique du groupe, pas seulement liée à la voix mais également à tout leur univers. Dans le projet, « les deux sexes se rejoignent ». Au niveau de leur musique, c’est Sacha et Marlon qui composent, les autres se l’approprient en live. Si l’écriture peut parfois semblée automatique, ils ne choisissent pas leurs mots au hasard, et c’est bien pour ça que Mythos les invite !  Pour Marlon, « il faut que ça fasse sens et surtout que ça sonne » !

Les définir ? Eux même ont du mal et préfèrent parler de Psycho tropical Berlin, le nom de leur album mais aussi sa couleur, sa texture. En tous cas c’est comme ça qu’ils le voient (après pour savoir ce que ça veut dire réellement, on repassera). Malgré des sonorités vraiment très différentes sur l’album, ils affirment avoir trouvé leur son et leur identité. « Qu’importe les mots qu’on utilise pour en parler, ce qui compte c’est que ça nous plaise ». Ça paraît logique.

Sacha nous assure que La Femme est restée Punk. Plus que dans leur musique, finalement c’est surtout dans leurs façon d’être, dans leur état d’esprit. Et c’est bien ça qu’ils veulent conserver car, s’ils ont signés chez Barclay, ce n’est pas pour autant qu’ils ont tiré un trait sur leur autonomie artistique. Ça leur a simplement permis de produire l’album dans les meilleurs conditions, ils restent entièrement maîtres de leur projet. Et quand on parle du prochain album, ils ont déjà leur petite idée : «  plus lyrique, plus rococo, mais on restera dans le style de Psycho tropical Berlin ». Ce sera pas pour tout de suite, ils viennent tout juste de relâcher un peu la pression après la sortie de l’album et n’attendent qu’une seule chose, c’est « profiter de la scène ».

Enfin, à la question de savoir s’ils ont trouvé la femme idéale, les quatre sont tous unanimes pour dire qu’ils la cherchent encore. Peut-être qu’elle sera à l’Antipode ce vendredi soir… Elle ferait bien, les gars nous annoncent des surprises ! La Femme en carte blanche fait venir ses potes, les rennais de Sudden death of stars mais également Bon voyage.

Mythos, c’est une première pour La Femme. Le « M » en pétard, eux ils le voient « mignon », pas sûr que ce soit le mot pour qualifier le concert à l’Antipode… Ca promet ! Nous, on a hâte, et vous ?

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