Lonepsi, étoile montante

« Mi loup mi-homme » : c’est ainsi que Lonepsi se décrit. Il est vrai que ce dernier semble en décalage par rapport au monde des hommes normaux, diurnes. D’allure sobre, et même plutôt sombre, le jeune homme paraît déterminé à nous faire entrer dans son univers bien particulier.

D’emblée, le concert s’ouvre sur quelques vers de Baudelaire, le chanteur nous enjoignant à avoir des oreilles attentives et ouvertes. L’entrée en matière surprend : il semble craindre d’être incompris. Pourtant, c’est un public fasciné qui scrute l’artiste. Lonepsi transcende les genres. Tantôt au piano, chantant d’une voix douce et mélodique, tantôt sur le devant de la scène, déclamant ses vers d’un rythme endiablé. Est-ce vraiment du rap ? Est-ce plutôt du slam ? Est-ce encore du chant ? Nul ne peut le dire : seule la douceur de son ton frappe.

Animal nocturne, Lonepsi décrit des nuits interminables mais créatrices. Les rêves, les insomnies, les excès de la nuit, les balades nocturnes imprègnent le sens des chansons. C’est comme si le clair de lune avait remplacé la boule à facettes du Magic Mirror.

Enigmatique, mais loin d’être inconnu, Lonepsi a un public déjà familier à Rennes. Présent à Bars en Trans 2017, le jeune homme devient habitué des scènes rennaises. Il s’étonne lui-même de voir de nombreux adolescents fredonner ses paroles. Certains, dans la salle, ont fait 1h de route pour le voir. Une chose est sûre : Lonepsi est une étoile montante.

Photo © Jean-Adrien Morandeau

Étiqueté , ,