Illusions ou les vertiges de l’amour

Une grande tablée blanche, des verres à pieds de toutes formes remplis d’eau et des chaises noires tout autour, sur lesquelles le public est invité à s’asseoir. Un décor sobre et élégant, qui tire sa puissance des arches du Théâtre du Vieux Saint-Étienne.

Puis les acteurs entrent en scène pour nous parler de l’histoire de quatre octogénaires, deux couples : Denis et Sandra, Albert et Margaret. Tantôt la voix de l’un, de l’autre, tantôt les deux en même temps, les acteurs se font les porte-paroles de leur histoire tout aussi touchante que banale, bien que teintée de cynisme.

Le vrai amour est-il réciproque ? Voilà la quête de la vérité entamée par ces personnes âgées après une vie bien remplie. Leurs certitudes s’entremêlent, s’effondrent, se reconstruisent avec toujours la même question.

L’amour véritable ne peut être que réciproque. Portée par l’excellence des jeunes acteurs, les histoires de couples nous font rire, parfois verser une larme mais surtout permettent à chacun de se retrouver de cette quête éperdue de l’amour. Est-ce de la passion ? Comment faut-il aimer ?

L’amour véritable n’a pas besoin de réciprocité. Cette pièce nous plonge dans les vertiges de l’amour pendant plus d’une heure et on en ressort un peu sonné, perdu mais surtout ému.

Cependant il nous reste toujours une question sur le bout de la langue : l’amour est-il réciproque ?

Photo © NicoM