À 18h02 au Cabaret, c’est Vianney

« Avant de monter sur scène, on m’a dit de faire attention. Hier des gens ont râlé car l’artiste est arrivé à 18h06. Il est 18h02… ». Quasi ponctuel aujourd’hui. Mais l’artiste aura, je l’espère, l’occasion de l’être parfaitement lors d’une prochaine édition de Mythos.

Car il est difficile de ne pas être emballé par la musique de ce jeune béarnais d’origine… dont je n’avais, pour être honnête, jamais entendu parler avant. Après un petit tour sur Internet, je m’aperçois que Vianney est une vraie flèche montante, à l’avenir prometteur : sortie de son premier album Idées blanches en 2014, nommé au Victoires de la musique dans la catégorie album révélation de l’année

En parlant d’honnêteté, l’artiste nous fait d’ailleurs savoir après deux premiers airs enjoués et plutôt catchy « qu’il n’y aura plus de chanson joyeuse ». Il continue alors avec un titre intitulé « Les gens sont méchants », puis « encore plus sadique » avec « Une chanson d’hiver », alors que l’épisode printanier du début de semaine semble se refermer.

Vianney vit vraiment ses chansons, et le public est rapidement conquis par cette intensité. Je tombe aussi sous le charme, et me surprends à répéter avec les autres festivaliers le refrain – plutôt pas facile – de « Labello ». La voix du chanteur est chaleureuse, et vient nous réconforter face aux premières gouttes de pluie qui sont tombées quelques heures plus tôt. Ses textes sont tous en français – pas si fréquent de nos jours – et savamment travaillés. On aime le côté un peu décalé de certains titres, et également son approche revisitée de l’amour et de la passion qu’il développe dans « Je te déteste ».

Quand Vianney file dans les coulisses après son dernier chant, on se sent frustré. Déjà une heure de concert ! C’est passé bien vite… Le public réussit à faire remonter notre chanteur sur scène pour un rappel… mais point de deuxième, il faut faire de la place pour le concert de 20h32. Pourtant, la foule met du temps à se dissiper, et continue de fredonner doucement le « Oh-oh-oh » de son titre « Veronica » tout en regagnant les terrasses du Cabaret.

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